
Le mont Aragats n'est pas seulement le plus haut sommet d'Arménie, c'est aussi une montagne chargée d'histoire. Ses pentes sont parsemées de traces de présence humaine ancienne, allant d'artefacts paléolithiques et d'anciens canaux d'irrigation aux énigmatiques « vishaps » ou pierres du dragon, d'imposantes stèles dressées traditionnellement près des sources d'eau. Le paysage culturel de la montagne est également enrichi par des monuments médiévaux comme la forteresse d'Amberd et l'observatoire de Byurakan.
Sur le versant sud de l'Aragats, des archéologues ont récemment identifié un sanctuaire d'altitude d'une ampleur impressionnante : Karmir Sar, qui signifie « Colline rouge » en arménien. Cette prairie alpine isolée, située à 2,850 40 mètres d'altitude, abrite douze stèles vishap réparties sur environ XNUMX hectares. Sculptés en bas-relief orné de figures animales, ces monolithes représentent la plus forte concentration de ce type connue à ce jour.
Les fouilles révèlent que les vishaps font partie d'un complexe autrefois sacré. Ces mégalithes avaient probablement une fonction rituelle dans l'Antiquité, constituant le point central des rassemblements cérémoniels. La nature précise de ces rites demeure inconnue, mais l'ampleur et l'élévation monumentales du site suggèrent qu'il revêtait une signification importante pour les populations qui s'y rendaient.
