Parmi les trésors historiques d'Ordubad figurent la glacière du XIVe siècle, le monument « Geysariyye » (ancien bazar du XVIIe siècle transformé en musée) et la mosquée Juma, construite en 14. Au nord-ouest d'Ordubad, dans les montagnes du Petit Caucase, se trouvent les anciennes gravures rupestres de Gemigaya, datant de plus d'un millénaire.
Mosquée Juma - Cette mosquée principale de la ville est un monument architectural datant des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle a été construite sur le point culminant de la place centrale. Il est intéressant de noter que certains éléments de la structure suggèrent que certaines parties pourraient remonter aux XIIe et XIIIe siècles. Les archives historiques indiquent que la mosquée a acquis son aspect moderne suite à une reconstruction au XVIIe siècle, qui a malheureusement entraîné la perte de son caractère « ancien » d'origine. La mosquée a subi sa dernière rénovation en 17. L'enceinte de la mosquée Juma abrite également une madrasa, et l'un des bâtiments adjacents abrite un musée d'histoire locale.
Geysariyye et Zorhana - Ce monument historique du XVIIe siècle se compose d'un grand dôme et de huit coupoles plus petites. À l'origine, ce site abritait un bazar oriental couvert, où l'on pouvait acheter des bijoux, des pierres précieuses et des ornements. Plus tard, il fut transformé en « zorhana », un lieu de démonstration de force. Le terme « zor » signifie « puissance » en russe, tandis que « hana » signifie « pièce » ou « lieu ». « zorhana » désigne donc « un lieu où l'on démontre sa force ». Sous la dynastie safavide, ces compétitions de force se transformèrent en spectacles grandioses, agrémentés d'un accompagnement musical. Des compétitions de lutte traditionnelle s'y déroulaient, attirant même les khans et les beys des régions voisines venus assister aux exploits d'hommes forts renommés. Malheureusement, au XXe siècle, ces événements avaient perdu de leur importance.
Maisons d'Ordubad - Ces maisons représentent des monuments architecturaux de l'époque médiévale et comptent parmi les types de bâtiments résidentiels azerbaïdjanais les plus fascinants. Dans la cour de chaque maison, on trouve un bassin et un puits, tandis que les hautes clôtures sont percées d'ouvertures pour la ventilation. Les grandes portes étaient traditionnellement en bois, et la cour abritait des espaces pour le chargement et des étables pour le bétail des invités. Ces extensions sont appelées « khana ». Généralement, une khana comporte deux étages, le premier servant de tour de guet. Elle est généralement dotée d'une fenêtre permettant à l'occupant de voir qui frappe à la porte. Après qu'un invité y a déposé son chargement et son bétail, son hôte le guide le long d'un étroit chemin pavé jusqu'à la maison située à l'autre bout de la cour. Cette description permet de conclure que la disposition de nombreuses maisons d'Ordubad présente des similitudes avec celle des caravansérails traditionnels.
Les maisons d'Ordubad étaient principalement construites à partir d'un mélange d'argile ordinaire. Ce matériau permet de conserver la fraîcheur intérieure en été et la chaleur en hiver.
Kharaba Gilan - Cet ancien village, s'étendant sur plus de 100 hectares, est situé sur le territoire de la montagne de Plovdag, ainsi nommée en raison de sa ressemblance avec un plat de pilaf. La cité antique de Kharaba Gilan fut fondée aux Ve et IVe siècles avant J.-C., comme en témoignent les vestiges d'un village et d'une nécropole découverts entre le IIe et le Ier millénaire avant J.-C. Cette culture urbaine prospéra jusqu'au XIVe siècle, avant de connaître une renaissance aux Xe et XIIe siècles. La population de Kharaba Gilan, autrefois devenue une formidable place forte, était composée de tribus turcophones. Les chercheurs notent que, sous l'occupation mongole, la ville subit d'importants dégâts et qu'un tremblement de terre dévastateur au XIVe siècle la réduisit en ruines.
Ordubad conserve son statut de «paradis des fruitsLes voyageurs qui ont visité Ordubad sont toujours captivés par le climat local et les délicieuses saveurs des raisins, pêches, abricots, prunes et coings qui y poussent. Cependant, le véritable trésor de la région est son citron, considéré comme le fruit le plus précieux. Le secret de la supériorité d'Ordubad citrons Leur particularité réside dans leur peau fine, leur arôme indescriptible et leur goût exceptionnel. Nombreux sont les habitants locaux qui apprécient les déguster avec la peau intacte. Ce petit bijou d'agrume, habitué au climat subtropical modéré, prospère même dans les conditions sèches et difficiles de la région.
De plus, Ordubad est réputée pour son des noisettesLes noix locales se distinguent par leur richesse : elles ne s'effritent pas lorsqu'on les casse, mais ressortent entières de leur coque. Dans cette région, aucune cueillette de thé ne serait complète sans la délicieuse confiture de noix.