
En Géorgie, la fête de sainte Nino, patronne bien-aimée du pays, est célébrée avec une grande vénération. Elle est connue sous le nom de « Ninooba ». Cette occasion spéciale est célébrée deux fois par an : le 27 janvier, jour anniversaire de la disparition de sainte Nino, et le 1er juin, jour de son arrivée en Géorgie.
Sainte Nino, future protectrice de la Géorgie, naquit vers 280 apr. J.-C. en Cappadoce (Turquie actuelle) de parents nobles et pieux. Son père était un parent de saint Georges le Victorieux, tandis que sa mère était la sœur du patriarche de Jérusalem, Juvénal. Nino passa son enfance dans sa ville natale de Kolastra et sa jeunesse à Jérusalem. À l'âge de 12 ans, ses parents, avec la bénédiction du patriarche de Jérusalem, consacrèrent leur vie au service de Dieu, confiant l'éducation spirituelle de la jeune Nino au pieux staretz Nianfora.
Sous la conduite de Nianfora, qui l'accompagna dans sa croissance spirituelle et lui raconta les récits de la vie terrestre du Sauveur et de ses souffrances, Nino apprit comment la Tunique du Seigneur était arrivée dans la lointaine terre païenne d'Ibérie (Géorgie). À partir de ce jour, elle pria avec ferveur la Très Sainte Théotokos, lui demandant l'honneur de vénérer la Tunique du Seigneur, que la Mère de Dieu avait tissée de ses propres mains pour son Fils bien-aimé.
Une nuit, Nino rêva que la Très Sainte Théotokos lui offrait une croix de vigne et l'envoyait prêcher l'Évangile en Ibérie. À son réveil, elle trouva la croix de vigne dans sa main. L'attachant à ses cheveux, Nino se rendit chez son oncle, le patriarche Juvénal. Après avoir entendu le récit de la jeune fille, le patriarche la bénit sans hésiter pour sa mission apostolique.
Sainte Nina entreprit son voyage, surmontant de nombreux dangers et échappant miraculeusement à la mort. Elle arriva en Ibérie en 319 apr. J.-C. Elle accueillit les habitants, apprit leurs coutumes et leur langue, et prêcha l'orthodoxie, ses sermons étant agrémentés de nombreux signes et prodiges.
Lors de la fête de la Transfiguration du Seigneur, sainte Nino arriva à Mtskheta (ancienne capitale de la Géorgie), où se déroulaient des festivités païennes. Alors qu'elle priait, un vent puissant se leva, renversant les idoles auxquelles le peuple priait et offrait des sacrifices.
À Mtskheta, sainte Nino s'installa auprès du jardinier royal, sans enfant. Grâce à ses prières, l'épouse du jardinier fut guérie de sa stérilité et devint la première femme à croire au Christ.

Sainte Nino accomplit de nombreux autres miracles. Elle guérit la reine Nana et, peu après, rendit la vue au roi Mirian, jusque-là aveugle. Selon la légende, lors d'une partie de chasse, les ténèbres s'abattirent soudain sur le roi Mirian. Désespéré, le roi implora l'aide de ses dieux, mais l'obscurité persista. Dans ce moment de désespoir, il se tourna pour la première fois vers le Seigneur que Nino prêchait, et la lumière emplit le ciel, le ramenant à la foi en Dieu.
Le roi Mirian et la reine Nana, ainsi que leurs enfants et leurs proches, reçurent le baptême dans les eaux de l'Aragvi. Le christianisme fut déclaré religion d'État en Géorgie en 324 apr. J.-C. La première église chrétienne de Géorgie fut construite à l'endroit où fut enterrée la Tunique du Seigneur. Selon les chroniques, elle fut révélée à sainte Nino par ses prières. La cathédrale principale de l'Église géorgienne, Svetitskhoveli, dédiée aux douze apôtres du Christ, fut reconstruite au XIe siècle et continue d'accueillir tous les grands événements ecclésiastiques, dont l'intronisation du Catholicos-Patriarche.
Après cela, sainte Nino, accompagnée du prêtre Jacob et d'un diacre, se rendit sur le cours supérieur des rivières Aragvi et Iori, où elle prêcha l'Évangile aux montagnards païens. Nombre d'entre eux, croyant au Sauveur, acceptèrent le saint baptême.
De là, sainte Nino se rendit en Kakhétie (Géorgie orientale) et s'installa sur les pentes d'une montagne, dans la région de Bodbe, dans une hutte où elle priait et prêchait. L'illuminatrice baptisa les habitants locaux, dont la reine Sophie (Sodja) de Kakhétie et sa cour.
Après avoir achevé son ministère apostolique en Géorgie, sainte Nino reçut un message céleste annonçant sa mort imminente. Dans une lettre au roi, elle demanda la venue de l'évêque Jean pour la préparer à son dernier voyage.
À Bodbe, l'évêque arriva avec le roi et le clergé, et assista aux nombreuses guérisons de sainte Nino au chevet de sa mort. À la demande de ses disciples, sainte Nino raconta ses origines et sa vie. Ce récit, rapporté par Solomia Ujarmeli, devint la base de la biographie de sainte Nino.
Sainte Nina mourut en 335 après J.-C., bien que certaines sources suggèrent que ce soit en 347 après J.-C. Selon sa volonté, elle fut enterrée à Bodbe, où se trouve aujourd'hui le monastère de femmes dédié à sainte Nina, égale aux apôtres.
Au nord-est du monastère se trouve la source de Sainte Nino (« Ninos ts'karo »), réputée pour ses eaux curatives. Dans la gorge, des bains et une petite église ont été construits en l'honneur de ses parents, saints Zévulon et Suzanne, et le flot de pèlerins visitant ce site sacré ne cesse d'affluer.
En Géorgie, le prénom Nino jouit d'une immense popularité. De nombreuses filles portent son prénom, car elle est considérée comme la protectrice céleste du pays et de son peuple. Sainte Nino veille sur tous ceux qui portent son nom et assiste tous ceux qui sollicitent son intercession.
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