Sports et jeux tadjiks

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Sports et jeux tadjiks

Le bouzkashi au Tadjikistan

Les sports et les jeux traditionnels du Tadjikistan sont une partie intégrante du patrimoine culturel du pays. Parmi les plus célèbres figurent les jeux équestres de bouzkashi et de chavgonbozi, ainsi que le style de lutte connu sous le nom de gushtingiri. Ces sports ne sont pas seulement des compétitions, mais aussi de grands spectacles, capables d'attirer des milliers de spectateurs, même lors de tournois locaux.

Gushtingiri : l'art de la lutte tadjike

Le gushtingiri est une forme de lutte ancestrale au Tadjikistan, qui présente des similitudes avec d'autres arts martiaux pratiqués dans toute l'Asie centrale. Les lutteurs portent des robes et des ceintures, qu'ils peuvent saisir pour exécuter des projections et des prises. La victoire au gushtingiri est accordée au premier lutteur qui réussit à projeter son adversaire sur le dos. Même un seul contact du pied sur le tapis peut être considéré comme une défaite, ce qui souligne les règles strictes et les enjeux élevés du sport. Bien que le match puisse durer jusqu'à 10 minutes, il se termine généralement beaucoup plus tôt en raison de l'expertise des lutteurs à utiliser rapidement diverses techniques pour assurer une victoire.

Le Gushtingiri continue de jouir d'une immense popularité au Tadjikistan aujourd'hui. Il est présenté lors des championnats locaux, des festivals, des fêtes et même des mariages, avec des compétitions suivant souvent un format structuré. Les enfants concourent en premier, suivis des adultes amateurs, et enfin, les lutteurs professionnels montent sur scène, ce qui amène l'événement à son point culminant. Les lutteurs les plus talentueux, vénérés pour leur force et leurs prouesses, sont honorés du titre de polvon, qui signifie « héros ».

Buzkashi : un sport équestre extrêmement compétitif

Le buzkashi, un jeu équestre passionnant et ancien, est une pierre angulaire de la culture d'Asie centrale depuis des siècles. Connu sous différents noms dans divers pays,kokpar au Kazakhstan, kupkari en Ouzbékistan, et kozlodranie En Russie, le jeu au Tadjikistan s'appelle buzkashi. Ce sport implique des cavaliers qui s'affrontent pour saisir la carcasse d'une chèvre ou d'un bélier, connue sous le nom de ul, et le déposer dans le but de leur équipe.

Historiquement, les combats de buzkashi pouvaient réunir jusqu'à un millier de participants à la fois, créant un spectacle chaotique et exaltant. Cependant, le buzkashi moderne est plus organisé, avec deux équipes de quatre cavaliers en compétition sur un terrain mesurant 400 mètres sur 30. L'objectif est de remporter la victoire. ul, qui pèse environ 40 kilos, tout en galopant à pleine vitesse, et le lance dans le filet prévu à cet effet. Le jeu dure 15 minutes, pendant lesquelles les équipes rivalisent pour marquer plus de points que leurs adversaires.

Alors que les matchs officiels respectent des règles strictes, permettant aux cavaliers d'utiliser un fouet (appelé Kamcha) uniquement sur leur propre cheval, les jeux amateurs peuvent être plus intenses. Dans ces contextes informels, le fouet peut être utilisé sur les chevaux des adversaires ou même sur les cavaliers eux-mêmes, ajoutant un élément féroce et imprévisible à la compétition. Malgré sa nature brutale, le buzkashi reste une forme de divertissement profondément enracinée et très appréciée dans la région.

Chavgonbozi : le polo équestre ancestral

Le chavgonbozi, autre jeu équestre traditionnel tadjik, est plus connu à l'international sous le nom de polo. Ce sport, dont les racines remontent à l'ancienne Perse et à l'Asie centrale, est devenu célèbre dans le monde entier après que les Britanniques l'ont découvert en Inde au XIXe siècle et l'ont répandu dans le monde entier. Si le chavgonbozi et le polo partagent les mêmes principes de base (deux équipes de cavaliers tentent de propulser une balle dans le but de leurs adversaires à l'aide de longs bâtons en bois), leurs détails techniques diffèrent.

Au chavgonbozi, le terrain de jeu mesure 200 mètres sur 120 et chaque équipe est composée de six joueurs, contre 275 mètres sur 145 pour le polo et quatre pour les deux équipes. La balle au chavgonbozi est traditionnellement en bois, tandis que les balles de polo sont fabriquées en bambou ou en plastique. Ces différences créent un jeu plus dynamique et compétitif au chavgonbozi, avec un terrain plus petit et des joueurs supplémentaires qui exigent une plus grande agilité et une plus grande résilience de la part des cavaliers.

Historiquement, les Tadjiks de la vallée de la rivière Khuf dans les montagnes du Pamir étaient réputés pour leurs compétences en chavgonbozi, excellant à la fois dans la version équestre du jeu, connue sous le nom de Guybecht, et une variante basée sur le pied appelée putbechtLeurs prouesses dans ces jeux ont été célébrées bien au-delà des frontières de leur pays d’origine, contribuant au riche héritage du Tadjikistan dans les sports équestres.